[1 jour 1 livre] Jour 28 : Déchirures de Sire Cédric

Un livre qui m’a remis le pied à l’étrier de l’écriture.

28-dechiruresRésumé :
Second recueil de nouvelles de jeunesse réédité au Pré aux Clercs, Déchirures explore le côté obscur du genre humain. Sire Cédric trempe sa plume dans l’encre rouge écarlate…

Imaginez que vous rencontriez un démon dans un bar très particulier…ou d’étranges créatures hybrides sur une auto-route déserte….

Savez-vous que certains fantômes jouent de la harpe avec des rayons de lune? Que des créatures infernales sévissent au sein d’un groupe de black métal ?

Voici neuf histoires à glacer le sang où se croisent démons, sœurs jumelles ennemies et fantômes romantiques. Dans cet univers sanglant, poésie et horreur s’unissent – le temps d’une valse mortelle.

Voir sa fiche sur Amazon : Déchirures de Sire Cédric

 

La découverte de l’écriture de Sire Cédric a été un déclencheur pour moi. Cet auteur est aussi important que Mathieu Gaborit dans ma vie d’autrice, mais aussi dans ma vie de lectrice. Avec ce livre, j’ai bravé des interdits (parentaux, surtout) et je me suis trouvée. J’ai découvert ce que j’aimais lire, ce que j’aimais écrire, ce que j’aimais ressentir.

Les premiers écrits de Sire Cédric que j’ai lus étaient publiés sur un vieux site internet qui a fermé depuis, c’était en 2004. En 2005, j’ai acheté ce recueil lors de sa sortie. Pire ! Je l’ai même précommandé ! (En fait, à l’époque, ça ne se faisait pas, on ne « précommandait » pas de livres, on les réservait chez son libraire)

Depuis cette époque, chaque fois que je lis un livre de cet auteur, j’ai l’impression de rentrer à la maison, qu’entre ses pages je suis chez moi. Ses livres sont comme des baumes et ça me fait du bien (ce qui est assez paradoxal quand on connaît les récits de Sire Cédric…).

Mais il n’y a pas que ça. Comme je l’ai dit dans l’introduction de cet article, ce livre m’a permis de vraiment me remettre à l’écriture. Chacune des nouvelles de ce recueil a fait vibrer quelque chose en moi et a réveillé mon inspiration. Avec Cœur de phénix de Mathieu Gaborit, Le Horla de Maupassant et Déchirures de Sire Cédric, je me suis retrouvée dans le tourbillon d’écriture que j’avais presque abandonné par découragement (à cette époque, plus moyen de finir une seule histoire, c’était très déprimant). Si Mathieu Gaborit a réveillé mon inspiration, si Maupassant m’a soufflé une nouvelle forme de récit, Sire Cédric m’a apporté le style qui me manquait. Je dois énormément à ce trio d’auteurs qui m’a sauvée lors d’un passage à vide scriptural. Grâce à eux j’ai trouvé ma voie et j’ai réussi à avancer sur le chemin de l’écriture, ils ont été mes mentors et je crois que je ne saurai jamais les remercier à la hauteur de tout ce qu’ils m’ont apporté. (Bon… On est d’accord : remercier Maupassant, c’est mort…)

Pour en revenir au livre à proprement parler, c’est un recueil de nouvelles que je conseille à toutes les personnes qui aiment le gothique et le glauque. Comme je vous l’ai dit, je l’ai lu à sa sortie, en 2005, je me rappelle donc mal des histoires et des personnages. Mais ce dont je me souviens quand je repense à ce recueil, c’est un mélange de tendresse et de cruauté, de mélancolie saupoudré d’une certaine sauvagerie. Je pense qu’il vaut vraiment la peine d’être lu, et ce, même s’il s’agit de nouvelles de jeunesse de l’auteur et que son écriture a changé depuis.

Si tu passes par là, Sire Cédric, je voudrais te dire que je te suis infiniment reconnaissante pour tout ce que tu m’as apporté dans mes vies de lectrice et d’autrice.

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