Comment je choisis mes livres

Bonjour tout le monde !

Il y a une question qui tourne énormément sur Twitter qui est : Comment choisissez-vous les livres que vous achetez ?

Un jour, on m’a dit que j’étais bon public et que, donc, mon avis n’avait pas d’importance…

Je ne vous cache pas que ça m’a vexée !

(C’est vrai, je suis susceptible mais je me soigne ! Après tout, le reconnaître, c’est déjà un pas vers la guérison, non ? 😉)

Je vous remets un peu dans le contexte tout de même. Cette remarque comme quoi je suis bon public m’a été faite par quelqu’un qui ne savait absolument pas comment je choisis mes livres et comment je les lis (oui, un mot après l’autre, on s’en doute 😉 Je veux parler du contexte, bande de coquin-e-s !). La seule chose que cette personne voyait, c’était que j’appréciais tous les livres que je lisais. Pour cette personne, j’étais incapable de faire preuve d’esprit critique et, de ce fait, à ses yeux, mes avis ne valaient pas un clou.

Oui, parce que, selon cette personne, non seulement être bon public c’est un défaut majeur, mais c’est surtout un manque flagrant d’intelligence… 😑

Pour être claire dès le début : je ne partage absolument pas son avis !

Je pense qu’effectivement il y a des thèmes, des auteurs ou des autrices, des types de personnages… Qui nous emportent dès le début qui nous privent de toute objectivité et esprit critique parce qu’on est touché en plein cœur ou qu’on apprécie tout simplement de se laisser prendre au jeu de l’histoire. Voilà, c’est tout. Pour moi, le fait d’être « bon public » ou pas relève davantage de notre sensibilité plutôt que de notre intellect.

Voilà, c’est dit ! 😉

Revenons-en à notre sujet de base : comment je choisis mes livres.

Alors, en vérité, si j’ai l’air d’être bon public parce que j’apprécie fortement 99,9% de mes lectures, c’est surtout parce que je les choisis drastiquement avant de les acheter et de les lire, mais aussi parce que je ne parle quasiment jamais des livres que je n’aime pas.

J’ai donc énormément de mal à me considérer comme étant un « bon public ». J’irais même jusqu’à dire que je me rangerais plutôt dans la catégorie des lectrices (et des lecteurs) « difficiles », voire exigeantes…

Pourquoi me demanderez-vous ? Parce que je suis incapable d’être une lectrice naïve. Vous savez, ces personnes qui se laissent embarquer dans une histoire et qui ne réfléchissent pas, celles qui profitent juste du bouquin sans se poser de questions.
Pour ma part, je fais partie de l’autre catégorie, celle qui analyse, qui décortique, qui part déjà avec un a priori et attend qu’on lui démontre le contraire… et ça commence dès le choix du livre en librairie !

En toute honnêteté, je vous souhaite de ne JAMAIS m’accompagner en librairie ! Je suis le genre de personne qui va regarder des dizaines de livres, voire une centaine si j’ai le temps, pour n’en acheter qu’un ou deux… 😅

Donc, aujourd’hui, je vous explique pourquoi je laisse 99 livres sur les rayonnages pour n’en acheter qu’un seul.

D’abord, il faut savoir que je ne me laisse jamais influencée par la couverture. J’applique avec une rigueur intraitable l’adage « On ne juge pas un livre à sa couverture. »
Ce que je regarde pour me décider c’est :

1. L’auteur ou de l’autrice : Il y a des auteurs et des autrices que j’achète les yeux fermés. Je me fiche du résumé, du genre, etc. Et, à l’inverse, il y a des auteurs et des autrices que je ne sais pas voir en peinture.

2. Le titre : Le titre est censé être représentatif du livre (plus que la couverture, à mon sens) et certains titres attirent clairement mon attention et d’autres ne me donnent clairement pas envie.

3. La maison d’édition : Chaque maison d’édition a sa ligne éditoriale et je sais que je peux faire confiance à certaines maison et pas à d’autres parce que leur ligne regroupe des livres qui me plaisent.

4. La collection : A l’instar des maisons d’édition, les collections ont, elles aussi, leur propre ligne éditoriale.

5. Le genre : Si certains genres m’attirent irrémédiablement, d’autres me rebutent. Il y a certains livres que je ne calcule même pas juste à cause du genre (ou du sous-genre).

6. Le résumé : C’est le point le plus décisif en temps normal. Si le résumé est bateau (un énième voyage du héros sans aucune valeur ajoutée), bancal, mal écrit, compte certains mots particuliers (comme Prophétie, Élu-e, beau ténébreux, etc.), s’il y a des fautes d’orthographe, si on voit ENCORE une histoire d’amour qui se profile (sérieux… pourquoi, quand on a un duo de héros, il faut SYSTÉMATIQUEMENT qu’ils finissent ensemble ?! Est-ce que vous sortez, vous, avec tous les mecs/toutes les nanas avec qui vous faites des travaux communs pendant votre scolarité et au boulot ?!) ou s’il y a un triangle amoureux, c’est même pas la peine.

7. La tranche d’âge du public visé : Avec l’âge, je supporte de moins en moins les romans ado/Young Adult/New Adult que je trouve dénués d’intérêt la plupart du temps parce que les intrigues et les personnages sont des copies les uns des autres, et ça me fatigue. Je préfère clairement les romans pour les pré-ado et les enfants que je trouve beaucoup plus intéressantes, innovantes et même formatives, avec des réflexions sur la vie qui sont, en général, très édifiantes (même pour une adulte de passé 30 balais) !

8. La lecture d’un extrait

9. Les avis de chroniqueurs et chroniqueuses de confiance et de Livraddict : J’insiste sur le « de confiance », il y a des personnes qui sont d’excellents chroniqueurs, mais qui n’ont aucun goût en commun avec vous. De même, il y a des chroniqueurs qui détestent ce que vous aimez (pour l’anecdote, il y avait une youtubeuse que je suivais uniquement parce que les thrillers qu’elle détestait, je les adorais. Donc, je savais que plus elle avait détesté un livre, plus j’avais de chances de l’aimer).

10. Les recommandations de mes proches : Là, c’est exactement comme avec les chroniqueurs, il faut savoir qui est susceptible de vous recommander des livres qui vous plairont vraiment.

 

Voilà comment je choisis mes livres ! Comme vous le voyez, je suis vraiment très très très très difficile et exigeante. Et il y a une bonne raison : je n’aime pas l’idée de perdre du temps et de l’argent dans des livres qui ne me plairont pas. Je n’ai ni journée ni portefeuille extensible.

Donc, il ne faut pas le prendre contre vous si vous me recommandez un livre et que je ne le lis jamais 😅

Pourtant, malgré ma rigueur, il faut savoir qu’il y a encore des livres qui me déçoivent, que parfois je sors de ma zone de confort en laissant une chance à certains livres et que mes coups de cœur sont terriblement rares.

 

Et vous, comment les choisissez-vous ?

2 réflexions sur “Comment je choisis mes livres

  1. Je choisis mes livres à l’instinct. Une tranche ou un titre, une couverture qui va attirer mon attention. Ensuite, c’est le résumé. Ensuite, je lis un petit bout, du début ou du milieu, et voilà, je fais mon choix. Je vais pas trop chercher les chroniques des uns et des autres, ou plutôt j’en suis revenue après 2-3 essais. Par contre, je suis quelques blogs littéraires qui vont me donner envie ou pas de tenter un truc, mais jamais un truc auquel j’ai dit non en rayon.

    Aimé par 1 personne

  2. pour moi je dirais qu’une couverture ou une édition un peu jolie ou originale peut me faire regarder un livre de plus près…mais ne sera pas suffisant pour l’achat.
    Ensuite, le titre est aussi une possibilité d’accroche. Comme le cv qui va entrainer la convocation a un entretien, cela peut m’attirer vers un livre plutôt qu’un autre.
    Après je regarde le quatrième de couverture, sans me fier aux commentaires (toujours exceptionnels) de l’éditeur (« un best sellers! » alors que le roman viens de paraître…) ou d’un autre auteur connu (qui comme par hasard publie dans la même maison d’édition). Soit cette présentation me fait reposer directement le livre (idem: romance ou trame vue et revue je repose), soit je feuillette un peu pour voir le style de l’auteur et m’assurer que mon attirance est validée.
    Après j’ai quelques apriori moi aussi sur des auteurs, des éditeurs ou des collections… Pour le genre je reste ouvert, même si je suis plus imaginaire ou thriller, j’ai eu des bonnes surprises dans des genres totalement différents…
    Mon problème: j’ai passé les 50 ans et je lis beaucoup (moins aujourd’hui mais vraiment beaucoup entre 15 et 25 ans) donc le « déjà lu » est plus fréquent, moins de coup de cœur, de surprise qu’à mes débuts… et ça me navre mais c’est ainsi.
    J’essaye aussi d’être plutôt bon public en tolérant quelques petites imperfections mais il ne faut pas non plus les cumuler… Je veux bien me dire « admettons » une fois ou deux dans la lecture mais au troisième je commence à décrocher. Idem sur des incohérence que l’on retrouve beaucoup chez les jeunes auteurs aujourd’hui avec des expressions modernes employées dans un univers médiéval…
    La forme doit suivre un peu le fond, donc si je détecte à la lecture du 4ème de couverture ou de quelques extraits ce sera « bye bye »
    Par contre si l’auteur arrive à me surprendre, voire à me manipuler complétement ou à me présenter des choses innovantes que je n’ai encore jamais lu, alors là je peux lui tirer mon chapeau… Et si je tombe sur une 4ème de couv qui me promet un environnement de ce genre j’achète!

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