Trouver sa muse

Bonjour à toutes et à tous !

Enfin un vrai article ! Ça faisait longtemps !
(Même si 5 outils d’autoéditée, c’était tout de même un vrai article… en fait…)

Aujourd’hui, j’avais envie de vous parler d’un sujet un peu personnel qui touche tous les artistes : la muse !
Mais pas la muse dans le sens de l’inspiration, mais dans celui de l’inspiration personnifiée, la version antique (et pas en toc) de la muse.

Il était une fois…

Dans la mythologie grecque, les Muses sont les 9 filles de Zeus et Mnémosyne, la déesse de la mémoire.
Ces 9 Muses servaient d’intermédiaires entre les dieux de chacun des arts et les artistes. Ces derniers invoquaient la ou les muses en rapport avec leur art afin qu’elles leur insufflent l’inspiration nécessaire pour créer. Chaque Muse avait sa spécialité :

  • Calliope est la muse de l’éloquence et de la poésie épique
  • Clio est la muse de l’histoire
  • Érato est la muse de la poésie lyrique et chorale
  • Euterpe est la muse de la musique
  • Melpomène est la muse de la tragédie (ou de toute poésie grave et sérieuse)
  • Polymnie est la muse de la rhétorique
  • Terpsichore est la muse de la danse et du chant choral
  • Thalie est la muse de la comédie
  • Uranie est la muse de l’astronomie

Au fil du temps et avec la disparition des croyances dans les Dieux de l’Olympe, le terme de muse est devenu synonyme d’inspiration et la muse est devenue une personne, et plus précisément une femme, qui inspire les artistes.

C’est de cette dernière dont j’ai envie de vous parler.

Le phantasme de la muse vs la réalité

(oui, j’écris phantasme avec un « ph », en suivant la règle pré-1990, parce que je trouve ça plus joli)

Dans l’imagination collective, lorsque l’on parle de la muse (avec une minuscule pour la différencier des Muses, filles de Zeus), on pense aux conjointes et amantes de nombre d’artistes. Ces femmes qui, par leur sensualité, ont inspiré des peintres (Dali, Picasso…), des poètes (Eluard, de Nerval…), des cinéastes, des sculpteurs, etc. On se les représente toujours comme étant des femmes magnifiques, aux formes voluptueuses qui rendraient tous les hommes fous, des nymphes graciles et délicates qui inspirent surtout la luxure avant d’insuffler l’Art.

Mais est-ce vraiment cela, une muse ?

Non ! Sinon, je n’écrirais pas cet article.

Il est vrai que selon la définition de Vannina Micheli-Rechtman (psychiatre, psychanalyste, docteur en philosophie), une muse est une personne qui inspire le désir, autant physique que philosophique/artistique (le désir de création).

« Une muse est une personne qui participe au déclenchement de l’inspiration poétique ou artistique autrement dit du désir ; le désir de créer et le désir au sens propre, et c’est pourquoi certains artistes accordent un tel statut à leurs muses. »

Citation trouvée sur brigitte-bardot.over-blog.net

Cette notion de désir créateur est donc souvent associé à une notion de désir physique. Mais pas tout le temps. Certains artistes ont très bien fait la différence entre les deux, au point de placer leur muse sur un piédestal et en ont fait une sorte de déesse intouchable et, sur le côté, s’était marié et/ou ne comptaient plus leurs maîtresses.

Mais, je ne vois pas la muse de cette façon. Pour moi, une muse est tellement plus que cela. Pour moi, une muse est non seulement une personne qui insuffle ce fameux désir de création, mais qui canalise ce qui peut ressembler à une folie créatrice ou qui, au contraire, est capable de mettre des coups de pieds au cul de l’artiste pour que ce dernier se mette à l’ouvrage et ne lâche rien.

Dominique Bona, dans sa biographie de Gala (la muse de Dali et Eluard), a mis les mots exacts sur ce que je ressens :

« Elle a choisi sa voie : celle des femmes qui n’existent que par procuration, à travers le destin de l’homme qu’elles se sont choisi. Elle n’est pas passive, soumise, elle est dynamique : elle est cette force qui fait bouger Dali, ce moteur qui lui donne des ailes. Elle exerce sur lui une influence capitale : elle l’aide à être lui. La recette de la muse est simple, mais bien plus vaste que celle des muses ordinaires : Gala ne se contente pas d’inspirer ou de poser pour le peintre. Elle lui insuffle la confiance, sans laquelle il ne serait rien. »

Citation trouvée sur nous-les-femmes.org

Je vois la muse comme la compagne de l’artiste (pas de l’homme ou de la femme, mais bien de la facette créatrice d’une personne), comme une personne qui inspire, mais surtout qui soutient et qui encourage. Plus qu’une simple inspiration ou un générateur d’idées, je vois la muse comme le pilier de l’artiste.

Si la création était un fleuve, l’artiste serait le torrent et la muse ses rives.

Mais vous l’aurez compris, je vois la muse comme une personne indissociable de l’artiste, qui fait partie intégrante du processus de création. Pour moi, une œuvre ne peut être complète que si, derrière elle, se trouve un artiste qui l’a engendrée et la muse qui les a portés tous les deux.

Si l’œuvre était un enfant, la mère serait l’artiste et le père serait la muse.

(père et mère sont à voir dans le sens « parent en gestation » et « parent qui a apporté la petite graine et qui soutient pendant la gestation », loin de moi l’idée d’imposer un modèle hétéro-cisgenre 😉)

Comment trouver sa muse ?

Comme vous l’aurez compris, pour moi, il est indispensable, pour un artiste, de trouver sa muse. Mais comment faire ?

Rassurez-vous, je ne vais pas vous dire qu’il faut que vous trompiez votre moitié avec une femme au physique de nymphe ! Mesdames et messieurs les conjoint-e-s, rangez vos arbalètes !

Tout d’abord, le genre/sexe n’a pas d’importance. Le principal, c’est que cette personne, homme ou femme ou autre, soit quelqu’un-e qui vous rende heureux/-se et qui vous donne envie de créer ! Il faut que ce soit une personne qui, par sa simple présence, vous inspire et réveille en vous cette bête sauvage qu’est votre esprit créatif.

Ensuite, la muse n’a pas d’âge. Qu’elle ait le même âge que vous, qu’elle soit plus jeune ou plus âgée ne change rien.

Il n’est pas non plus nécessaire de coucher avec elle. Une muse peut très bien n’être qu’une personne inspirante qui vous donne envie de créer sans vous donner envie tout court.

En revanche, elle doit être proche de vous. Comme je l’ai dit plus tôt, une muse est quelqu’un-e qui vous inspire et qui vous soutient (ou vous canalise) dans le processus créatif. Il faut donc que ce soit une personne que vous puissiez voir souvent (ou, en tout cas, avec qui vous pouvez avoir des contacts fréquents), qui soit capable de vous soutenir moralement (ou de calmer vos ardeurs artistiques) quand vous en avez besoin et qui ait envie de vous soutenir.

Une muse peut donc être votre conjoint ou conjointe, votre amant ou amante, mais aussi votre frère, votre mère, votre fils, votre cousine, votre professeur, votre meilleure amie…

Voilà ! C’était une petite réflexion que j’avais envie de vous partager. N’hésitez pas à me donner votre avis sur la question et à me dire si vous avez trouvé votre muse ou si vous êtes muse vous-même ! 😉
(Pour info, j’ai trouvé la mienne, mais je vous dirai pas qui c’est !)

J’en profite aussi pour vous rappeler que vous pouvez vous procurer des exemplaires dédicacés des tomes 1 et 2 de ma série Neph et Shéa. Le tome 2, L’Exode, étant en précommande 😉
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Une réflexion sur “Trouver sa muse

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