Les résistants, ces oubliés

Salutations ! 😀

Sur ce blog, j’aime bien parler parfois de choses qui ne touche pas qu’à l’écriture et à la lecture, ou du moins pas directement. C’est le cas avec l’article d’aujourd’hui.

Pour celles et ceux qui me connaissent ou qui me suivent depuis un certains temps, vous savez sûrement que certains sujets ne me laissent pas de marbre, que je n’hésite pas à prendre position et à donner mon avis.
Alors, rassurez-vous, je ne compte pas tenir de discours engagés à longueur de temps. Toutefois, je pense que, parfois, il est nécessaire de parler de certaines choses.

Aussi, je voudrais profiter que lundi nous étions le 18 juin pour parler de la Résistance. Pour rappel, le 18 juin 1940, le Général de Gaulle tenait un discours à la radio de Londres pour encourager les Français et les Françaises à ne pas cesser le combat contre le IIIe Reich. Ce discours est considéré comme le texte fondateur de la Résistance française.

Je ne compte pas vous faire un cours d’histoire, mais vous parler de l’importance que nous avons dans la lutte contre l’oubli de ces combattants de l’ombre.

J’entends déjà certains et certaines dirent qu’on ne les oublie pas, qu’ils ont été décorés, etc.
Ce à quoi, je répondrais : combien de témoignages de résistants avez-vous lus ou croisés dans les librairies ? Moi-même, à part le témoignage de ma grand-mère que j’ai autoédité pour elle et le roman-témoignage de Joseph Kessel, je n’en connais que très peu. Les autres que je connais sont surtout des livres d’histoire (qui sont assez rébarbatifs, avouons-le).
Et même, quand je regarde les avis de lecture sur des blog et sur BookTube, je vois surtout des témoignages de survivants de camps de concentration, des témoignages du débarquement ou de juifs persécutés, mais des témoignages de résistants, jamais, ou je ne regarde pas les bonnes chaînes et ne lis pas les bons blogs.

Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit : il n’est pas plus important de se souvenir de la Résistance, je dis juste que c’est un point tout aussi important de notre histoire et qu’on a tendance à le mettre de côté. Et ça, c’est dommage, parce que c’est passer à la trappe des héros et des héroïnes qui ont parfois sacrifié jusqu’à leur vie pour que nous soyons libres aujourd’hui.

Avouez tout de même que c’est assez cocasse puisque dans tous les romans dystopiques, on s’attarde plus sur les réseaux de résistances que sur les déportés et les prisonniers (ou c’est pour raconter leur sauvetage par la résistance).

En outre, les noms de nombreux héros et de nombreuses héroïnes restent méconnus, voire inconnus, et le seront probablement pour toujours.
Il faut savoir que, pour éviter que les nazis ne démantèlent les réseaux, les Résistants ne gardaient aucune trace écrite de leurs actions, ni aucun registre de leurs effectifs. Je pense à ces fois où ma grand-mère me racontait qu’elle voyait sa mère avaler les communications du réseau pour être sûre que les nazis ne tombent pas dessus en cas de fouille. À cause de cela, le peu que l’on sait de la Résistance à l’heure actuelle ne tient qu’aux témoignages des survivants et leurs familles car il n’existe que très peu de traces écrites de leurs actes et de leurs noms.

C’est pourquoi je prends le clavier aujourd’hui : il est important pour nous, enfants, petits-enfants et arrières-petits-enfants, de recueillir les témoignages de cette partie de l’histoire que l’on connaît mal. N’hésitez pas non plus à aller fouiller les archives de votre famille, vous y trouverez peut-être des trésors de l’histoire de vos aïeux, comme moi j’en ai trouvé. Mais, surtout, ne les jetez pas. Vous pouvez très bien les autopublier, comme je l’ai fait avec le témoignage de ma grand-mère. Et si vous n’en voulez pas, vous pouvez les donner ou les prêter à des centres de recherche historique qui sauront quoi en faire.

Et, afin de ne pas les oublier, lisez des livres qui parlent des Résistances, parce que la France et la Belgique n’ont pas été les seuls pays à avoir eu des réseaux très actifs (les Norvégiens étaient, notamment, les spécialistes du sabotage de chars d’assaut).

 

Je vous avoue que, pour moi, la Résistance est quelque chose qui me tient très à cœur et la voir passer à la trappe aussi souvent me fait mal au cœur. J’espère que ce petit laïus ne vous a pas trop démoraliser.

N’hésitez pas non plus à partager des idées de lectures sur le sujet, que ce soit des témoignages, des romans ou des essais historiques !

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